Article mis en avant

Inspiration

Parce que ma reconversion professionnelle a démarré avec un SDRA.
Parce que l’inspiration c’est la phase de respiration pendant laquelle l’air emplit les poumons.
Parce que c’est aussi un mouvement intérieur qui porte à faire et à agir.
Parce que cet enthousiasme, souffle créateur, anime l’écrivain, l’artiste, le chercheur…
Parce que les rencontres en sont souvent la source.
Parce qu’enfin cela nous ramène à l’essentiel.
J’ai décidé de partager ici l’inspiration.
Axelle

Susan & Sarah

Quand j’ai démarré ma reconversion, j’ai fait une de ces rencontres magiques dont on ne se rend compte que longtemps plus tard…

Londres me manquait et comme j’avais repéré un salon dédié aux imprimés, j’ai sauté dans l’eurostar pour un weekend entre amies. L’idée était de joindre l’utile à l’agréable et visiter un salon pro pour en savoir un peu plus sur ce métier de designer textile qui m’attirait grandement.

Après quelques réponses plus ou moins désagréables sur les premiers stands, j’ai failli quitter rapidement le lieu assez déçue, au moment où je tombe sur un stand rempli d’échantillons de tissus de styles très variés, présentés pêle-mêle.

Mon amour inconditionnel pour les imprimés m’a stoppé net dans mon élan et j’ai commencé à examiner ces coupons sans faire attention à cette anglaise âgée au style arty qui m’observait gentiment… Celle-ci est finalement venue me parler et j’ai souhaité comprendre ce qu’elle vendait exactement : des motifs ou des tissus ? Elle m’a alors expliqué qu’elle liquidait simplement le stock d’archives de son studio dont le nom ne me disait absolument rien, ce qui l’a amusée…

Elle m’a ensuite demandé si je dessinais aussi et si je voulais lui montrer mes motifs…
C’est ainsi que je me suis retrouvée assise à côté d’elle, de l’autre côté du stand, à lui montrer mes premiers imprimés et à écouter religieusement ses conseils avisés.
Lorsqu’elle s’est arrêté sur un motif en m’indiquant que celui-ci ferait un très joli Liberty, je lui ai répondu que ce serait vraiment mon graal de travailler pour cette institution.

Et là, elle me dit très simplement : tu sais moi je leur en ai vendu plein, vas-y essaie !
D’un coup, je me suis vraiment demandé à qui je parlais à cet instant précis, mais elle n’avait plus de carte de visite et je n’ai pas osé lui redemander son nom…

Quelques années plus tard, je signe un contrat avec l’éditeur américain Michael Miller Fabrics. Et là, je regarde la page de présentation des autres designers… et me retrouve face à la photo de cette charmante anglaise dont je découvre enfin le nom : Sarah Campbell !

Cette fois-ci, je fais quelques recherches et comprends rapidement qui j’ai eu l’immense chance de rencontrer… Sarah avait fondé, avec sa soeur Susan, un studio de design textile « Collier Campbell » mondialement connu, que je devais être plus ou moins la seule à ne pas connaître… Depuis, pour rattraper mes lacunes et concrétiser cette si belle rencontre, je me suis offert le magnifique livre qui commémore les 50 ans de création de Susan et Sarah.
C’est même devenu mon nouveau livre fétiche.

Ce jour-là, j’ai vraiment rencontré une grande dame.
Merci Sarah !

Coco

La mode n’est pas quelque chose qui existe uniquement dans les vêtements.
La mode est dans l’air, portée par le vent.
On la devine.
La mode est dans le ciel, dans la rue.
Coco Chanel

Et pour ceux qui souhaitent aller plus loin et enrichir leurs propres recherches, voici le fruit de notre travail au sein de la commission tendances de la fédération française du design textile et surface : un beau partenariat LA TRAME x NELLY RODI !

Les adhérents qui le souhaitent ont désormais accès à un cahier de tendances chaque saison, créé sur-mesure pour notre métier de designer textile, aussi bien pour la mode que la maison.

Et pour compléter ce riche support, un webinaire animé par Catherine Basquin de l’agence NELLY RODI, permettra chaque saison d’appréhender au mieux ces pistes créatives !

Vous souhaitez adhérer et obtenir le premier carnet de tendances AW2223 ?
Rdv sur le site de LA TRAME.

Grain d’aile

En ce jour de fête des mères, j’avais envie de partager avec vous ces quelques images de « Grain d’aile », mon livre fétiche, offert par ma maman quand j’avais 5 ans…

Naturellement j’avais choisi celui-ci pour le présenter au club lecture en CP.
Il était tellement beau et avait dû beaucoup plaire… tellement qu’il avait finalement été « emprunté » et jamais rendu.
Je me souviens encore de la tristesse que j’avais eue alors, le livre n’étant plus édité dans cette version illustrée … Ce n’est que plus de 30 ans plus tard que je retrouvais enfin ce livre – d’occasion dans la même édition, celle de 77 – et en pleurais de joie !

Voici donc quelques extraits de ce magnifique conte écrit par Paul Eluard pour Jacqueline Duhème qui l’illustra…

Caroline

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Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Caroline, j’ai 46 ans, je suis mariée et j’ai 3 enfants de 11 à 16 ans. Je suis éducatrice Montessori et fondatrice de l’asso Cap Montessori à Nantes.

Quel est ton parcours ?
J’ai fait une école de commerce tournée vers l’international, puis travaillé dans l’événementiel pendant 15 ans pendant lesquels j’ai organisé des salons en France et à l’étranger. La naissance de ma 3ème en 2010 m’a confortée dans l’envie de donner plus de sens à mon travail et c’est tout naturellement que je me suis tournée vers la pédagogie Montessori, afin d’accompagner mes propres enfants, mais aussi les autres, de façon plus respectueuse de leur fonctionnement et de leur rythme. Cap Montessori existe depuis 2014 et me permet de partager et transmettre ce que j’ai appris en formation, avec les petits, et les grands aussi !

Pourquoi as-tu choisi ce métier ?
Je suis convaincue que l’éducation et les apprentissages peuvent se faire de façon bien plus naturelle, en changeant de regard sur l’enfant. Et en cela Maria Montessori avait eu de grandes intuitions que je vois se concrétiser tous les jours au contact des enfants. La pédagogie est un chemin passionnant, qui a tellement de sens, et celui que j’emprunte désormais avec une motivation toujours renouvelée dans mon quotidien, auprès des petits et de mes enfants également.

Quelle difficulté ou échec – dans la vie pro ou perso – t’a le plus apporté ?
Souvent les gens me disent que j’ai été courageuse de lâcher mon ancien boulot et de redémarrer à zéro, y compris en quittant la région parisienne pour nous installer à Nantes, mais à ce moment là je ne l’ai pas vécu comme une difficulté, plutôt comme une évidence et tout s’est enchaîné très facilement. Il faut parfois être patiente, mais quand les planètes s’alignent c’est le bon moment !

Qu’est-ce qui te motive dans ton métier, dans la vie ?
Continuer à apprendre tous les jours, faire des rencontres, transmettre, me remettre en question, chercher à progresser… mais aussi m’émerveiller, regarder le chemin parcouru et celui qui se trace devant moi.

Comment arrives-tu à retrouver cette motivation quand tu l’as perdue ?
Avec mes copines, et mes collaboratrices aussi ! Partager, écouter, échanger avec elles m’aide à retrouver le moral !

Où puises-tu l’inspiration ? 
Dans mon métier, Maria Montessori est bien évidemment une source inestimable d’inspiration car c’était une femme tout à fait exceptionnelle, pour laquelle j’ai un profond respect. Et d’une façon générale auprès des gens remarquables, qui oeuvrent à rendre le monde meilleur.

Qu’est-ce qui t’aide à décompresser, te ressourcer ?
Un bon bouquin ou un bon film, avec un carré de chocolat ! Une balade à vélo (grand sentiment de liberté), m’asseoir sur une plage et regarder la mer, une séance de pilates aussi, qu’est ce que ça fait du bien !
Mettre la musique à fond, chanter et danser avec ma fille, discuter avec mes garçons, dîner en tête à tête avec mon mari…

As-tu des petites astuces organisationnelles ?
Je fonctionne avec un carnet dans lequel je fais des listes et je note tout, avec la satisfaction de cocher ce qui est fait ! J’ai aussi un agenda sur mon téléphone, pour ne pas oublier mes rdv. Mais je ne suis pas une championne dans la gestion de la charge mentale (qui peut m’empêcher de dormir!)

Un ouvrage à nous conseiller ?
Je viens de terminer « Fille » de Camille Laurens qui m’a bouleversée, je suis plongée à présent dans « Les impatientes » prix Goncourt des Lycéens, et le livre le plus marquant pour moi de ces derniers mois c’est « Rien n’est noir » de Claire Berest, sur la vie de Frida Kahlo, une merveille ! Bref que des histoires de femmes écrites par des femmes, c’est un sujet qui me touche particulièrement.

Une citation, un poème ou un proverbe à partager ?
On ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour les yeux. St Exupéry

Enfin, aurais-tu une recette simple et réconfortante à nous offrir ? et pourquoi celle-là ?
Pas de recette de cuisine pour moi car à la maison c’est mon mari qui cuisine ! Mais un petit apéro en famille ou avec des copains est toujours une excellente recette pour passer un bon moment !

Estelle

Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Estelle, ou encore « Stella » pour certains. Un prénom qui me tient au corps et au cœur puisqu’il signifie « étoile ». J’ai toujours pensé qu’il fallait croire en sa bonne étoile !
Maman de 2 grands enfants, je vis dans le vignoble nantais et travaille depuis plus de 20 ans sur Nantes.Je suis une fille de la campagne mais en parallèle, une vraie citadine la semaine.

Quel est ton parcours ?
Un BAC scientifique en poche, j’entre à l’école des Beaux-Arts d’Angers pour me plonger dans le domaine des arts. J’ai passé mon enfance à dessiner et peindre. Je m’oriente ensuite vers les arts graphiques en entrant à l’école Sépia à Nantes.Diplômée, je signe mon 1er CDI en tant qu’infographiste dans une agence de design packaging. Aujourd’hui, je suis toujours graphiste.

Pourquoi as-tu choisi ce métier ?
À l’époque, j’aurais aimé être styliste dans la mode mais le graphisme me semblait être une voie plus accessible.

Quelle difficulté ou échec – dans la vie pro ou perso – t’a le plus apporté ?
Je pars du principe qu’il ne faut jamais rien regretter dans la vie. Chaque épreuve nous rend plus fort et nous en sortons tous grandis,même si nous devons passer par des phases douloureuses. J’essaie, dans la mesure du possible, de transformer le négatif en positif.

Qu’est-ce qui te motive dans ton métier, dans la vie ?
La curiosité, la soif d’apprendre, créer, inventer.Et j’adore me lancer des défis de toutes sortes !! Savoir sortir de sa zone de confort et se dire qu’on est capable de tellement de choses.

Comment arrives-tu à retrouver cette motivation quand tu l’as perdue ?
Lorsque le moral n’est pas au beau fixe, j’écoute des musiques tristes, mélancoliques. Cela peut paraître étrange, mais c’est mon remède à moi. C’est quelque part une façon d’être écoutée, d’être comprise, et de se décharger. Une bonne nuit et c’est reparti !

Où puises-tu l’inspiration ? 
Tout est source d’inspiration au quotidien : mes proches, les belles rencontres, la nature, les animaux, mais aussi les brocantes,et les petites boutiques de créatrices nantaises 😉 J’ai 1000 idées à la minute et c’est parfois épuisant !

Qu’est-ce qui t’aide à décompresser, te ressourcer ?
Un bon bain chaud avec de la bonne musique ou bien encore quelques heures de jardinage !!Ma façon à moi de me vider l’esprit, de faire un « reset ».

As-tu des petites astuces organisationnelles ?
Je prends des notes et je fonctionne beaucoup aux POST-IT !!! Mais surtout, je fais les choses au fur et à mesure, pour ne pas me laisser déborder.

Un ouvrage à nous conseiller ?
Le livre que je conseille « Il est grand temps de rallumer les étoiles » de Virginie Grimaldi (on en revient toujours aux étoiles, vous remarquerez ;-)) Le bouquin FEEL GOOD !!

Une citation, un poème ou un proverbe à partager ?
La citation qui me guide chaque jour : « Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends » de Nelson Mandela.

Enfin, aurais-tu une recette simple et réconfortante à nous offrir ? et pourquoi celle-là ?
« Le MUG CAKE », la recette réconfortante, facile et rapide par excellence !! et à 10 000 kcal !!
Voici la recette : choisissez votre mug « préféré » et mettez-y 40g de beurre et 40g de chocolat dessert. Faites fondre quelques secondes au micro-ondes. Bien mélanger et versez ensuite un œuf préalablement battu. Mélangez à nouveau jusqu’à obtenir une texture bien homogène. Et HOP … 30 secondes au micro-ondes et c’est prêt !!

Laurence

Peux-tu te présenter ?
Mariée,  2 p’tits gars de 6 et 8 ans.
Age, je ne sais plus. Il faut que je calcule. Ah oui, 43 ans !
Comme me l’a dit une amie, je suis à la moitié de ma vie ☺ !

Quel est ton parcours ?
Parcours professionnel  somme toute classique.
Bac, prépa, école de commerce… puis CDI en tant que chef de produit junior, senior….

Pourquoi as-tu choisi ce métier ?
Par hasard.
A l’époque ☺ , il y a 20 ans, une seule aspiration : voyager.  Je suis partie 1 an en Chine puis 1 an en Nouvelle Zélande : souvenirs inoubliables! Puis dès mon retour en France,  j’ai fait un stage de fin d’étude dans une entreprise en tant qu’assistant chef de produit. L’entreprise m’a proposé un CDI que je n’ai pas refusé. Il s’en est suivi 18 ans dans le marketing.

Quelle difficulté ou échec – dans la vie pro ou perso – t’a le plus apporté ?
J’ai fait un burn out… le corps a dit stop et tant mieux !
Cela m’a permis de me recentrer, de me retrouver.
Nous vivons dans un « VUCA world» (Volatile, Uncertain, Complexe, Ambigüe), une société mondialisée particulièrement complexe et instable. C’est indispensable « d’être le vrai soi », savoir se ressourcer et être capable de rebondir, développer sa résilience.

Qu’est-ce qui te motive dans ton métier, dans la vie ?
La curiosité, le besoin de découvrir, d’expérimenter ou de comprendre, le désir de rencontrer de nouvelles personnes…

Comment arrives-tu à retrouver cette motivation quand tu l’as perdue ?
J’essaie de respecter les besoins fondamentaux de tout être humain : un sommeil récupérateur, une bonne alimentation, et un peu d’activité physique, tout simplement. J’échange avec des amis, le moral va mieux, et la motivation refait surface !

Où puises-tu l’inspiration ? 
Ce qui est important pour moi c’est d’abord bien cerner le sujet. C’est une phase un peu longue mais indispensable. Ensuite, c’est papier et crayon ! Idéation libre puis je commence à structurer mes idées(mind mapping).  
L’inspiration peut émaner de … partout : une bonne veille, la nature, des lectures … et surtout, surtout le partage avec les autres !

Qu’est-ce qui t’aide à décompresser, te ressourcer ?
Je me recentre sur moi. Je m’isole…  je laisse mes enfants à mon mari (même si je les adore) !
Pour recharger mes batteries et faire le plein d’énergie, je vais prendre l’air, respirer à pleins poumons. Une balade en forêt, au bord de mer ou bien naviguer me permettent de me reconnecter. J’ai un réel plaisir à écouter le clapotis de l’eau, le claquement des drisses sur les mats… j’ai l’impression que le temps s’arrête. J’apprécie le temps présent.
Sinon, un carré de chocolat ou un bon bain chaud …

As-tu des petites astuces organisationnelles ?
Désormais, je prends le temps avant de démarrer une journée. 
J’ai découvert Trello, un outil de gestion de tâches (méthode inspirée de la méthode Kanban).  Je m’en sers au quotidien.

Un ouvrage à nous conseiller ?
J’adore la littérature d’aventure… J’y retrouve des valeurs qui me tiennent à cœur :
Jean-Louis Etienne « Le pôle intérieur , mener sa vie comme une aventure »
Kersauson « Le monde comme il me parle »Humilité, simplicité, force intérieure, courage …
Des livres pour s’évader et passer un bon moment.

Une citation, un poème ou un proverbe à partager ?
Il y a 2 500 ans, Pindare disait : « N’aspire pas à l’existence éternelle mais épuise le champ du possible. »

Enfin, aurais-tu une recette simple et réconfortante à nous offrir ? et pourquoi celle-là ?
Une recette de pancake … pour bien démarrer la journée :
Ingrédients :
150g de farine + 100g de Maizena
2 œufs
60g de sucre
1 sachet de sucre vanillé
1 sachet de levure chimique
7 cl d’huile
20 cl de lait
Une pincée de sel

Mélanger d’abord la farine, le sucre, le sel, la levure.
Ajouter les œufs puis mélanger.
Ajouter progressivement huile et lait.
Aucun temps de repos n’est nécessaire. A l’aide d’une petite louche ou d’une grosse cuillère à sauce, déposer des « ronds » dans la poêle.  Lorsque les bulles apparaissent et éclatent, retourner les pancakes !

Cécile

Peux-tu te présenter ?
Je suis mariée depuis 20 ans à Thomas, j’ai quatre enfants, j’ai 44 ans. Originaires de Paris, nous avons un peu vu du pays et des pays avant de nous installer à Nantes en 2008.

Quel est ton parcours ?
Adolescente, j’ai été au collège lycée Madeleine Daniélou à Rueil-Malmaison et ai été marquée par l’éducation ignatienne/jésuite reçue. J’ai aussi appris et aimé  jouer du violoncelle pendant toute ma jeunesse. Je suis diplômée ingénieur des Mines Nancy. Je suis entrée dans la profession d’ingénieur brevets, puis ai suivi les formations du CEIPI et ai passé l’examen de mandataire agréé auprès de l’Office Européen des Brevets et celui de Conseil en Propriété Industrielle, tout en travaillant dans un cabinet de conseils en propriété industrielle.

Pourquoi as-tu choisi ce métier ?
Sans être un métier de chercheur, c’est un métier qui permet de valoriser le travail d’innovation des chercheurs, qu’ils travaillent en entreprise ou dans un organisme public. C’est cette vocation qui m’a attirée.
Une autre composante importante pour moi est la possibilité, en exerçant ce métier, de concilier vie de famille et vie professionnelle, car c’est un métier sédentaire et adaptable en termes de charge de travail. Je travaille à temps partiel (80 %) depuis que j’ai des enfants.

Quelle difficulté ou échec–dans la vie professionnelle ou personnelle–t’a le plus apporté ?
Mon envie de m’impliquer davantage professionnellement se heurte régulièrement à la réalité de ma situation et m’incite à toujours re-choisir ma priorité : ma famille.
C’est une difficulté utile !

Qu’est-ce qui te motive dans ton métier, dans ta vie ?
– la quête de sens de ce que j’entreprends, de mes engagements, me guide. Mon mari et moi sommes par exemple engagés depuis longtemps au service des couples dans la préparation et l’accompagnement au mariage et à la vie de couple.
– j’ai besoin de défis, ils sont un vrai moteur pour moi ! 

Comment arrives-tu à retrouver cette motivation quand tu l’as perdue ?
Je me régénère au contact des autres : quand je me sens démotivée, je mets un accent particulier sur des déjeuners avec des amies ou des coups de fil et c’est reparti !

Où puises-tu l’inspiration ?
Depuis 2018, date d’une guérison spirituelle dont j’ai été témoin et bénéficiaire, je prie entre 20 et 30 minutes tous les matins, en lisant l’Évangile du jour que je médite. J’essaye d’être dans la confiance en Jésus.

Qu’est-ce qui t’aide à décompresser, te ressourcer ?
J’ai besoin de bouger, de faire du sport, de me dépenser.

As-tu des petites astuces organisationnelles ?
Je profite de mes insomnies pour faire du repassage.

Un ouvrage à nous conseiller ? 
J’ai découvert récemment l’écrivain Élisabeth Jane Howard: saga des Cazalet, une saison à Hydra. Cette écrivain a, à mon sens, une grande finesse d’analyse psychologique et une écriture d’une extrême justesse. 

Une citation, un poème ou un proverbe à partager ? 
« La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice.» Paragraphe 223, encyclique Laudato Si du pape François. La recherche d’une écologie intégrale fait partie de ma vie.

Enfin, aurais-tu une recette simple et réconfortante à nous offrir ? Et pourquoi celle-là ?
Quand nous rentrons de vacances, nous programmons aussitôt un événement, un week-end festif ou de prochaines vacances : c’est une belle perspective, même lointaine. C’est réconfortant dans le quotidien et les difficultés rencontrées.

Liz


Peux-tu te présenter ?
Je suis artiste peintre et suis née à Guadalajara, Jalisco ( Mexique ).

Quel est ton parcours ?
Je me suis formée aux Arts décoratifs et j’ai fait une école de Beaux-Arts dans ma ville natale. 
En 2000, J’ai fait un Certificat d’arts visuels à Montréal (Canada) et j’ai commencé à exposer mes œuvres dans différentes galeries. En 2005 je m’installe en France et je m’adonne à la peinture de paysage.
Aujourd’hui mes œuvres font parties de collections publiques et privées.
Le Secrétaire de la Culture du Mexique m’a commandé en 2010, une peinture murale pour commémorer le bicentenaire de l’indépendance, le centenaire de la Révolution mexicaine et le XXIe siècle, actuellement présentée sur la façade du Palais fédéral de Guadalajara.

Pourquoi as-tu choisi ce métier ?
J’ai toujours aimé dessiner mais je ne savais pas que cela allait devenir mon métier. C’est à Montréal quand j’ai commencé à exposer mes œuvres dans différentes galeries que je me suis consacrée à la peinture.

Quelle difficulté ou échec – dans la vie pro ou perso – t’a le plus apporté ?
Me DIRE et répéter : qu’ après des événements difficiles on peut toujours se redresser, que je suis assez forte pour ne pas m’embarrasser des blocages qui m’empêchent d’avancer.

Qu’est-ce qui te motive dans ton métier, dans la vie ?
C’est de transmettre un moment de paix, de bonheur. 
J’essaie à travers mon travail d’exprimer une énergie primaire, l’amour et la gratitude.

Comment arrives-tu à retrouver cette motivation quand tu l’as perdue ?
C’est juste d’avoir dans ma tête des images de gens de mon pays qui ont rien et plein de difficultés et ils sont toujours un beau sourire… En remerciant que tous mes êtres chers soient en santé…

Où puises-tu l’inspiration ? 
En cherchant l’harmonie avec moi- même, la tranquillité , l’amour et la paix intérieur dans le moment présent…

Qu’est-ce qui t’aide à décompresser, te ressourcer ?
Encore une fois J’ESSAIE que chaque inspiration et expiration soit un pont direct vers l’ici et maintenant. 
La marche, je marche tous le jours entre 45 min, 1 heure à pas soutenu, cela me fait trop de bien !

As-tu des petites astuces organisationnelles ?
Je médite ou bien je peux dire simplement sans prétention que je respire en silence tous les jours, très tôt le matin,  cela m’aide à me dynamiser, à me calmer et à mieux me concentrer m’organiser mais c’est dur pour moi de m’organiser.

Un ouvrage à nous conseiller ?
« La clé de votre énergie » de Natacha Calestrème, édition ALBIN MICHEL.

Une citation, un poème ou un proverbe à partager ?
« Il n’y a rien de plus fort au monde que la douceur » Han Suyin

Enfin, aurais-tu une recette simple et réconfortante à nous offrir ? et pourquoi celle-là ?
Respirer ☺ 
Assise avec le dos bien droit au but d’une chaise , inspirer en gonflant le ventre en 5 secondes et puis expirer en 5 secondes en rentrant le ventre pendant 5 minutes, l’idéal 3 fois par jour , matin midi et soir, au moins 1 fois par jour, après quelques semaines vous sentirez les effets ☺

Carole

Peux-tu te présenter ? 
Carole, femme de 46 ans, maman de 2 enfants de 15 et 13 ans, chef d’établissement d’un lycée général, technologique et professionnel et d’un centre de formation continue et en apprentissage accueillant des jeunes de 14 à 51 ans.

Quel est ton parcours ? 
J’ai une maitrise en Biologie géologie, agrégée en Sciences de la Vie et de la Terre. Pour devenir chef d’établissement dans l’enseignement catholique j’ai suivi une formation qualifiante et suis donc titulaire d’un titre de management d’unités de formation et d’éducation.

Pourquoi as-tu choisi ce métier ? 
Je n’ai pas choisi, j’ai répondu à des opportunités. Par des rencontres, ma pratique d’enseignante et mes actions ont suscité l’intérêt de l’institution et l’on m’a confié des responsabilités, tout d’abord intermédiaires (responsable du laboratoire de SVT et PC) puis adjointe d’un lycée général et technologique et enfin une mission de pilotage au niveau de la direction diocésaine de la gironde. Lors de cette dernière mission j’ai pu apprécier la richesse et la complexité du travail en réseau et du management d’un collectif de dirigeants. Puis naturellement je suis allée vers le pilotage d’établissement scolaire. 

Quelle difficulté ou échec – dans la vie pro ou perso – t’a le plus apporté ? 
A bien réfléchir, je dirai que la difficulté principale a été le démarrage : l’obtention du concours. Je m’y suis reprise à 3 fois. Si bien que la dernière année, j’ai postulé pour faire des remplacements, me disant que si la « grande porte » était close, je passerais alors par la « petite ». Et c’est cette année, où j’étais surveillante d’un internat et d’externat dans un même établissement, que j’ai réussi à obtenir le concours d’enseignement. Comme quoi, j’avais peut-être besoin de vivre toutes ces difficultés avant d’entrer dans ce métier. Chance ou malchance, une question de point de vue !

Qu’est-ce qui te motive dans ton métier, dans la vie ? 
Le service que je peux rendre à ceux qui me sont confiés. J’entends par là les jeunes mais aussi les adultes de la communauté de mon lycée et centre de formation. Ce service peut être tout autant un service d’enseignement d’éducation que d’accueil.

Comment arrives-tu à retrouver cette motivation quand tu l’as perdue ? 
Au cours de mon parcours, j’ai eu beaucoup de chance. J’ai rencontré des personnes inspirantes, des personnes « ressources ». J’ai conservé les traces de nos échanges que je relis en cas de besoin. Mais la source ultime de remotivation, reste pour moi l’intériorité. Je suis catholique et la prière m’aide beaucoup.

Où puises-tu l’inspiration ? 
Dans mon entourage, comme dit plus haut, j’ai rencontré des personnes épatantes : du manager survolté avec une capacité de travail éblouissante à une adjointe en pastorale scolaire qui propose des siestes bibliques, du jeune de 14 ans qui pilote un drone et fait des vidéos de folie au parent qui partage ses doutes en confiance. 

Qu’est-ce qui t’aide à décompresser, te ressourcer ? 
Après quelques années de pratiques professionnelles et quelques embuches, j’ai enfin compris que mon premier ami et allié c’est moi. Je me force donc à relire mes états et mes actions afin de ne pas me reposer sur ma famille et mes amis.

As-tu des petites astuces organisationnelles ? 
Je suis une gaga des petits carnets. J’en ai de toutes tailles, couleurs, mais les feuilles ont des lignes pour m’aider à écrire droit. 🙂. J’évite de différer mes tâches, ça m’évite d’encombrer mon cerveau. Et je cours, car j’ai constaté que lors de mes séances de running, des solutions m’arrivent sans y réfléchir.

Un ouvrage à nous conseiller ? 
J’ai lu récemment « Kilomètre Zéro », inspirant.

Une citation, un poème ou un proverbe à partager ? 
Seul on va vite, à plusieurs, on va loin !

Enfin, aurais-tu une recette simple et réconfortante à nous offrir et pourquoi celle-là ? 
Un thé chaud, de grosses chaussettes moches, un plaid tout doux et au choix télé/livre/un paysage…. Pour prendre du temps pour soi.


Myriam

Peux-tu te présenter ? 
Je m’appelle Myriam. Mon prénom veut dire « goutte d’eau » en hébreu. J’aime écouter les histoires des autres, les questionner, écrire, méditer des textes, apprendre, témoigner. Depuis pas longtemps, j’apprends à investir la parole avec ma voix pour dire ce que je pense. Même si c’est maladroit et imparfait, au moins je le dis ! Les mots qui guident ma vie depuis un an, c’est très récent, sont : vérité, liberté, amour.
Auparavant j’étais journaliste et communicante. Depuis 2020, j’avance vers une nouvelle voie naissante : un mélange d’écriture, de formation à la relation d’aide, de proximité avec les arbres et les plantes. Je me forme, entre autres, à l’herboristerie.

Quel est ton parcours ? 
Longtemps décousu, même si non en apparence. J’ai été journaliste et communicante pendant une dizaine d’années, en tant que salariée et freelance. Entre deux statuts, des temps de pause inconfortables passés à réfléchir sur le sens de mes activités, des envies de changements, mais la confiance en moi me manquait pour sauter le pas. J’ai quand même réalisé deux projets dont je suis fière au cours de ces années de questionnement : créer une marque de bijoux et écrire un livre.

Pourquoi as-tu choisi ce métier ?
J’ai choisi le journalisme car je suis un être curieux qui adore la rencontre avec l’autre, découvrir un nouveau sujet, lire pour comprendre. J’ai adoré être dans cette posture pendant quinze ans. Aujourd’hui, j’éprouve moins ce désir frénétique de rencontres, je préfère prendre le temps d’œuvrer sur des sujets au long cours.

Quelle difficulté ou échec – dans la vie pro ou perso – t’a le plus apporté ? 
Marcher vite dans mon appartement, tomber sur mon pied, me fracturer la cheville. Sur le moment, je m’en suis énormément voulue et j’ai énormément culpabilisé, notamment vis-à-vis de mon mari qui se retrouvait seul à gérer nos enfants en bas âge. D’un point de vue symbolique, la fracture de la cheville parle de tiraillement, d’un ancrage défaillant. Mon corps m’invitait à faire le vide autour de moi. Pendant six semaines, je suis restée allongée des heures les yeux au plafond, sans rien pouvoir faire d’autre.. C’est comme ça que je me suis reconnectée à mon âme que j’avais laissé de côté depuis trop longtemps. Cette chute a été mon salut, une occasion de mourir pour renaître à moi.

Qu’est-ce qui te motive dans ton métier, dans la vie ? 
Depuis ma renaissance, il y a vraiment cette idée très forte que mon œuvre soit guidée par la vérité, la liberté et l’amour. Ces trois mots ont une résonance très forte et particulière dans mon histoire personnelle. Depuis quelques mois par exemple, j’initie des cercles de parole et d’écoute destinés à des femmes en couple mixte. Chaque jour, des femmes et des hommes amoureux découvrent à quel point leurs différences religieuses et culturelles sont importantes aux yeux de leur entourage. Par amour, peur ou ignorance, des parents n’hésitent pas à afficher leur désapprobation à l’égard du choix de leur enfant. De nombreux couples préfèrent alors mettre fin à leur relation. Lorsqu’une femme parle avec vérité et avec son coeur, elle autorise une autre femme à parler d’elle avec cette même qualité de témoignage, sincère et profond. Cette envie d’accompagner les êtres humains vers plus de liberté d’être est très présente dans les projets que je mène.

Comment arrives-tu à retrouver cette motivation quand tu l’as perdue ? 
Je sors marcher et contempler le monde physique dans un parc situé à côté de chez moi. Les arbres, les plantes, les oiseaux, l’eau. Observer le règne végétal, m’attarder sur la forme d’une fleur ou encore les rainures d’un tronc d’arbre. Me laisser traverser par la vie non-humaine qui m’entoure me décentre de mes préoccupations et contribue, paradoxalement, à me remettre dans mon axe directeur.

Où puises-tu l’inspiration ?
Dans mes rêves, dans ma rencontre avec l’autre. Lorsque je ne fais rien également.

Qu’est-ce qui t’aide à décompresser, te ressourcer ? 
Je me ressource souvent dans le silence. Aller marcher en forêt. Prier. Marcher au bord de l’eau. Fermer les yeux et respirer, entrer en contact avec mon âme. « Gagatiser » avec mes enfants. Mes fils sont mes maîtres, ils ont cette capacité à ramener mon attention sur le minuscule moment présent, et à venir aussi mettre le doigt là où ça coince et ça grince à l’intérieur de moi. Ils ont une capacité à s’émerveiller sans cette devant la vie qui m’émeut et me touche, j’essaie de suivre leur voie.

As-tu des petites astuces organisationnelles ?
J’apprécie noter mes intentions et envies d’activités à réaliser pour le mois à venir. Le dimanche, je note sur un cahier les choses que je souhaite réaliser pour la semaine à venir. Je suis intéressée par énormément de sujets, je peux parfois avoir tendance à être frustrée par le manque de temps à y consacrer. Une amie m’a dit récemment qu’elle fonctionnait en « activités permaculturelles ». Cela m’a tout de suite parlé. J’ai une grande feuille en papier blanche chez moi qui représente ma carte du monde. J’écris dessus des mots, des envies. Cela me permet de dire, par exemple, « en 2021 Myriam, tu te concentres sur tel et tel sujets, en 2022 tels sujets, en 2023 sur ça et ça, etc. ». Avoir une vue d’ensemble et sur le long terme me permet de calmer mon impatience. Mais également, ces activités qui, même si de prime abord, n’ont pas de rapport direct les unes avec les autres, je constate qu’elles se/me nourrissent et s’/m’enrichissent.

Un ouvrage à nous conseiller ?
Siddhartha de Herman Hesse.

Une citation, un poème ou un proverbe à partager ? 
« Suppose que tu n’existes pas, et sois libre ». Omar Khayyam.

Enfin, aurais-tu une recette simple et réconfortante à nous offrir ? et pourquoi celle-là ?Risone de sarrasin au beurre de sauge et parmesan. Faire cuire les risone à l’eau, comme des pâtes, pendant quelques minutes. 5 minutes max. Pendant ce temps-là, faire fondre du beurre dans une poêle, en veillant à ne pas le faire brûler. Ajouter de la sauge fraîche ou séchée au beurre fondu. Plonger les risone cuits dans la poêle beurrée et mélanger. Saupoudrer de parmesan. J’en salive rien qu’en l’écrivant.
En me rendant il y a quelques jours dans l’épicerie bio en vrac en bas de chez moi, je suis allée confiée à Zoé, une des vendeuses de la boutique, mon manque d’inspiration du moment en cuisine. J’ai tout de suite été attirée par ces petites pâtes appelées risone, produites de manière artisanale par un producteur du coin. Zoé m’a conseillé de préparer un beurre de sauge pour les servir. Je n’utilise jamais de sauge alors même que je me souviens que ma grande-tante en Tunisie l’utilisait pour la cuisson de la volaille notamment, et que j’adorais son goût puissant et un peu amer.
Cette recette est venue éveiller en moi des images et parfums lointains de l’enfance. Depuis, je l’ai préparée deux fois en une semaine aux enfants qui commencent à en avoir marre. Lorsque j’aime un plat, je suis capable d’en manger tous les jours sans me lasser !